Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
6 janvier 2012 5 06 /01 /janvier /2012 22:31

En ce début d'année, je ne peux que me réjouir, et vous faire partager l'appel du collectif Leur vie ne nous appartient pas, à l'origine du lancement des manifestations mensuelles pour la libération animale qui auront lieu dès demain, chaque 1er samedi du mois :

Depuis plus de cent ans des associations protectionnistes tentent de faire évoluer les conditions de vie des animaux exploités par l’homme. Force est de constater que, malgré leurs actions, le résultat s’avère très mitigé. Dans quelques pays, les cirques avec certains animaux sont interdits de même que le foie gras ; la fourrure de chiens et de chats est proscrite tout comme la chasse à courre. Mais aucun type d’exploitation n’a réellement disparu de la surface de la terre. L’expérimentation animale, les élevages pour la consommation de viande, de fourrure, la chasse, la pêche et la corrida existent encore et ces « activités » génèrent de la souffrance et la mort d’animaux qui ne demandent qu’à vivre libres comme  tout- un- chacun.


La raison en est, peut-être, que les associations de défense animale se perdent dans des compromis (par exemple, demander des cages moins exigües) qui admettent, en fin de compte que l’exploitation des animaux est nécessaire à la vie de l’homme.


Les vegans ont pourtant déjà prouvé qu’il n’en est rien en n’utilisant et en ne consommant aucun produit animal. Il s’agit d’une démarche de consommateur très importante.


Mais nous voulons aller encore plus loin et revendiquer la libération totale et absolue des animaux sur un plan politique et non plus sur un choix libre de consommation.


Nous avons bien conscience qu’il s’agit d’un message fort parce qu’il n’est plus question d’améliorer la vie carcérale des animaux mais, bel et bien, qu’ils soient libres de vivre comme ils l’entendent sur un espace terre que nous devrions apprendre à partager pacifiquement avec eux.


Certes, cela demande une évolution des consciences et une remise en cause de tout un système économique dont des pans entiers sont bâtis sur l’esclavage des animaux.


Comme l’esclavage humain a été aboli, l’esclavage animal doit aussi être aboli.


A la question, « Pouvons-nous nous passer d’utiliser des animaux ? » la réponse est oui. Les abolitionnistes de la viande ont prouvé qu’une alimentation carnée (aussi bien animaux terrestres qu’animaux marins) n’est pas nécessaire à l’homme. Les végétaliens prouvent qu’il en est de même avec la consommation d’œufs et de produits laitiers. Quant à l’expérimentation animale, Victor Hugo la considérait comme un crime et des scientifiques honnêtes prouvent qu’une espèce animale n’est jamais le modèle scientifique d’une autre espèce animale, cette différence rendant les résultats de l’expérimentation peu fiable. Là encore, il y a des enjeux économiques qui relèguent la vie animale au second plan. Nous ne soulèverons même  pas la question relative à l’utilité du port de la fourrure, du cuir ou bien encore celle des divertissements comme la corrida, la chasse, les cirques avec animaux, les zoos, les courses d’animaux tant la réponse négative à cette question s’impose de façon  évidente.

 

C’est donc ce message fort, la libération animale totale et absolue, que nous revendiquerons  tous les premiers samedis du mois et dans plusieurs villes.


Certes, nous ne serons pas nombreux à ce premier rendez-vous : Le mouvement pour la libération animale n’en est qu’à ses balbutiements du moins sous cette forme. Après des débats philosophiques sur la question, l’heure est venue de passer à une action régulière

 

Nous aspirons à ce que ce mouvement généreux fasse évoluer les consciences et permette ainsi le  passage d’une société spéciste à une société antispéciste.


La libération animale sera, peut-être, l’évolution majeure de ce 21e siècle comme la prise de conscience écologique l’a été pour la fin du 20e et les progrès sociaux pour la fin du 19e.

 

Manifestations soutenues par :

CRAC Europe pour la protection de l’enfance

Vegan Connection

NEA

CLEDA

IMAB

Réseau Antispéciste Poitou Charentes

Mouvement Vegan

CVN

Animal Libre Albi

Front Action Animaux

LausAnimaliste

GenevAnimaliste

ALF UK

SalvAnimal

 

Media partenaire : My-Gossip.fr

 

Et le soutien du philosophe activiste Steven Best

 

Contact  presse: liberation.animale.Charente@gmail.com

05 45 31 08 91

06 88 57 42 06

Calendrier, lieux et horaires des différents rassemblements :
www.my-gossip.fr/modules/extcal/day.php?year=2012&month=1&day=7

Partager cet article
Repost0

commentaires

Sandrine 24/02/2012 13:10

Je n'interviens pas beaucoup en ce moment
Mais je suis vos échanges intéressants
Et vous offre ces quat' vers de onze pieds
Histoire de, héhé, vous remercier
;o)

Dominique Joron 23/02/2012 13:31

merci de l'info !

kerloen 14/02/2012 14:38

"Tu peux nous dire dans quel contexte... ?"

Lors d'une conférence de presse à la sortie du congrès FNB 2010 à Angers. J'en avais causé là, http://0z.fr/jwGnB, sans mentionner la source... erreur.
Mais sans avoir la citation exacte, voilà le contexte :
http://www.ouest-france.fr/actu/AgricultureDet_-Bruno-Le-Maire-attaque-la-campagne-anti-viande-_3640-1252787_actu.Htm
Et il ne dit pas autre chose au salon de cette année :« Nous devons respecter les règles européennes, je refuse qu’on impose des règles nationales plus sévères »
http://www.lavolontepaysanne.fr/fr/detail-article/congres-fnb-bruno-le-maire-solidaire-des-eleveurs_IDVP1684.php
Plus que jamais, BLM est l'ami des éleveurs.

yves 09/02/2012 05:19

"Bonjour Yves,"

salut Dom !


"Merci de tes commentaires souvent pertinents concernant « l’appel aux manifs mensuelles pour la libération animale »
1. Sur la question de la recherche, en disant qu’un modèle animal n’est pas le modèle d’un autre animal. Je t’avais répondu que tu avais raison et que c’est bien l’éthique qui doit uniquement
passer (on ne doit pas se permettre d’expérimenter sur un être vivant parce que ce n’est pas défendable éthiquement). Mais à la réflexion, si on prend la question de l’abolition de la viande, on
dit bien qu’il faut l’abolir parce que ce n’est pas bien pour les animaux mais aussi que cela n’est pas nécessaire pour nous ! Donc là aussi, on ne met pas que l’argument éthique en valeurs"

Tiens, j'ai été interloqué par le rapprochement... je n'y avais jamais pensé sous cet angle ! Mais à la réflexion, ça ne me semble pas véritablement justifié : "ne pas faire tuer ou souffrir autrui
sans nécessité" est un adage moral de base, qu'on retrouve dans toutes les civilisations ou sociétés, ou presque. Et ça peut paraître très en deça d'une revendication égalitariste, par exemple,
mais c'est que l'usage qui en a été fait est très extensif (et abusif !). Là, il s'agit d'utiliser le fait que c'est très répandu comme position éthique, pour lui donner un sens minimum : ne pas
faire tuer pour la viande et autres produits animaux.
Dans le cas de la recherche, l'argument "en plus la vivisection est nuisible, mensongère, chère, etc." rajoute à la proposition éthique "l'expérimentation animale n'est pas défendable" un autre
type d'argumentation en plus... qui en minore le sens...
zut, je ne sais pas si je vais arriver à préciser les différences que je fais spontanément... Faudra que j'y réfléchisse plus...

"2. "Je ne suis pas d'accord avec la phrase : "Ces défaites successives montrent à l’évidence que le welfarisme ou bien-être animal est dans une impasse car refusant d’aborder la vraie question"
;"

J’ai sans doute été maladroit dans mes propos. Ce que je voulais dire est que tant que nous n’oserons pas poser clairement la question de la libération animale comme une revendication politique (au
même titre que l’abolition de la viande par exemple) il ne pourra y avoir d’évolution réelle de la condition animale !"

C'est ce que je pense aussi (sans en avoir non plus la preuve, bien entendu) ; Estiva Reus a aussi de très bons arguments (cf. son article dans le livre La Raison des plus forts) pour dire qu'on ne
changera pas les choses par cet unique moyen...

"Il me semble que nous sommes pris uniquement par des questions welfaristes (voir la campagne L214/Monoprix) qui focalise du temps, de l’argent, des énergies et pour quel résultat si il y a un
résultat. Puisqu’il est question des œufs, tout cet argent, énergie, temps n’auraient pas pu être mis dans une campagne dénonçant la consommation des œufs (quel qu’ils soient !) ?"

Ah, c'est dommage : on a consacré des pages et des pages à ce sujet sur les posts récents du blog des "questionscomposent" ; on est plusieurs à dire qu'il ne faut pas confondre des actions menées
en direction du public pour informer le public lui même (des actions abo viande, ou végétaristes ou véganistes, par exemple), et des actions comme l'action Monoprix dont le but est principalement
de gagner un rapport de force, faire plier Monoprix, dans l'optique d'ensuite avoir les reins assez solides pour faire plier le reste de la grande distribution. Je ne vais pas refaire toute
l'argumentation là-dessus ; simplement, il ne faut pas confondre une action qu'on pourrait appeler d'éducation du public, et une action plus proprement politique visant à établir un rapport de
force et à gagner des positions vis-à-vis de nos adversaires (je pense à l'ensemble du système agro-industriel).

"Le welfarisme aurait son utilité s’il obtenait des résultats mais ce n’est pas le cas, même si j’en conviens, il y a une amélioration dans l’opinion publique mais certainement pas politique. Et
encore, l’opinion publique est d’accord pour le bien-être animal mais ne soutient pas du tout la cause antispéciste, égalité animale. Et au fond, cela est bien normal puisque nous même dans notre
très grande majorité nous ne sommes pas pour la libération animale !
Donc si on prend sur le long terme, il n’y a eu aucun progrès, la corrida existe toujours, la fourrure, les cirques etc etc
Sur le court terme, la reconnaissance de la corrida au patrimoine culturel français, les poules pondeuses qui n’auront pas finalement des cages aux dimensions promises etc etc…Que de temps, que
d’énergie pour ne rien obtenir finalement !"

Je trouve qu'on a à peine commencé le combat politique (où je vois L214 à la pointe, pour ma part) : c'est-à-dire, un combat mené pied à pied contre les pouvoirs publics qui soutiennent le "modèle
français", contre l'agro-business, contre la grande distribution qui en est la branche finale...
Il y a le combat d'éducation, qui est fondamental, et le combat politique, qui l'est lui aussi. Les deux se mènent différemment, avec des interlocuteurs différents et des objectifs différents, mais
je vois mal qu'on puisse se passer de l'un au profit de l'autre.
C'est pour ça que je soutiens à fond des revendications générales comme l'abolition de la viande, mais aussi les manifs mensuelles pour l'abolition en général de toute autre forme d'exploitation
(fussent-elles dérisoires en comparaison, par le nombre de victimes, il n'empêche qu'elles comptent énormément aussi symboliquement dans l'imaginaire de la domination), pour la fin du spécisme,
pour l'égalité animale (ou l'obtention de droits fondamentaux). Mais je soutiens à fond la campagne Monoprix, qui est d'un tout autre type : elle est notre principal espoir pour l'instant de faire
plier (indirectement, en passant par la grande distribution) le monde de l'élevage...

Quelle est cette différence que je fais entre "éducation" et "stratégie politique" ?
Prenons le cas du mouvement anarchiste, par exemple.
D'un côté, il présente les idées et idéaux libertaires, le refus d'être gouvernés, etc., et il fait de l'information/éducation là-dessus, à travers tracts, affiches, journaux, conférences, etc.
;
D'un autre côté, il tente de gagner du rapport de force, sur des luttes diverses qui l'opposent à l'Etat (ou au marché, ou à divers groupes autoritaristes constitués comme les Eglises, les
mouvements nationalistes, etc.), d'une part en gagnant du terrain, d'autre part en tentant d'augmenter constamment l'espace libéré et les capacités d'auto-organisation de la population,
c'est-à-dire, sa puissance de lutte ; ça peut l'amener à lutter pour des transports gratuits pour tout le monde, par exemple (alors que ça signifie que c'est l'Etat qui paye !), ou pour des lois de
protection des conditions de travail (alors que les anarchistes sont contre les lois, d'une part, contre l'Etat qui les garantit, et aussi contre le travail salarié, etc.). C'est tout le magnifique
exemple de l'anarcho-syndicalisme – qui a périclité, malheureusement, après la première guerre mondiale, mais à mon avis à cause du ralliement intéressé des "délégués professionnels" à la politique
du capital, et non à cause des stratégies de lutte, stratégies qui au contraire lui avaient gagné toute sa puissance, et qui associaient luttes "ponctuelles", "réformistes", "welfaristes" en
quelque sorte, et objectifs "abolitionnistes" : d'abolition du travail, du capital et de l'Etat.
Bref : les anarchistes luttent à la fois pied à pied contre la domination et pour ouvrir des espaces de lutte qui soient des tremplins pour les luttes à venir, et à la fois pour faire connaître
leurs idées et idéaux, objectifs finaux... L'idéal est quand les deux types de luttes peuvent être fusionnées, mais c'est loin d'être toujours aisé, et c'est très souvent que tu as à te battre avec
un discours un peu différent, pour gagner la lutte et ouvrir l'espace (cf. l'exemple des transports gratuits cité plus haut, ou celui des luttes pour l'outil de travail, par exemple).

"Je n’ai jamais voulu montrer du doigt telle ou telle association mais j’invitais à la réflexion (je l’ai sans doute très mal fait) que nous faisons erreur en nous focalisant pratiquement
uniquement sur le welfarisme. J’avoue mon ignorance (et je le regrette bien sur l’abolition de l’esclavage humain) mais il a pu avoir lieu précisément parce que les abolitionnistes avaient plus de
poids que les réformistes. Il me semble que Voltaire était pour un meilleur traitement des esclaves mais pas pour l’abolition de l’esclavage ?
Je rajouterais que d’autres avant moi, on eut ce discours critique envers les welfaristes ou les abolo-welfaristes. Que ce soit par exemple Méryl Pinque dans un discours fait au Paris Vegan Days ou
Cristi de Mouvement Vegan (voir l’introduction de sa charte)
D’ailleurs Méryl disait dans cette conférence qu’une association abolitionniste sur une cause n’est pas abolitionniste en général. Force est de constater qu’elle a raison puisque malgré des
relances des associations abolitionnistes (expérimentation animale, cirque, etc) n’ont pas daigné répondre, ce qui tend à laisser penser qu’elles s’opposent uniquement sur le sujet qui les
concernent et ne souhaitent pas rejoindre un mouvement abolitionniste plus large (dont on peut discuter la forme et le fond bien sûr)"

Je pense que Méryl et d'autres ne comprennent pas cette distinction entre "éducation/information" et "établir un rapport de force

Dominique Joron 08/02/2012 11:37

Tu peux nous dire dans quel contexte, il a dit ça ce salopard de ministre de l'agriculture?

Présentation

  • : A FLEUR DE PLUME
  • : Le blog d'une [entre autres] orthophoniste-nouvelliste-essayiste ET militante pour l'abolition de l'exploitation animale.
  • Contact

Livres

afleur