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9 novembre 2010 2 09 /11 /novembre /2010 20:38

Y en a marre, de ces animaux qui souffrent ! Marre pour eux, et doublement marre parce que des fois j'aimerais bien me prélasser pépère un jour férié !

Donc, voilà : le 11 novembre, c'est pas seulement l'anniversaire de ma Môman, c'est pas seulement, non plus, celui de l'armistice de 1918, c'est aussi depuis peu devenu une récup' abusive des bourreaux de canards et d'oies qui ont soudain inventé une relation entre Saint Martin, dont il se trouve que le 11 novembre est aussi la fête, et le plaisir douteux pervers inconscient des papilles affolées par la pathologie de palmipèdes torturés ! Du coup, v'là que ce foutu 11 novembre devient avant tout, pour moi, le jour de la MOBILISATION ANTI FOIE GRAS !!!

Grrrrrrrrrr !

 

Texte issu de la lettre d'info de L214 :

 

Mobilisation contre la production de foie gras !

 

Place René Cassin, au pied de l'Eglise St Eustache, dans le quartier des Halles.
Paris - 11 novembre de 11h à 16h.

Peut-être avez-vous entendu les publicités de promotion du foie gras diffusées en ce moment sur les radios. La filière du foie gras a décrété que Saint Martin était le saint patron du foie gras. Il paraît qu'ils auraient les valeurs de partage en commun... L214 organise une grande opération le 11 novembre prochain pour dénoncer cette fumisterie. Nous avons besoin du plus grand nombre de personnes possible entre 11h et 16h. A 11h30 et 14h30, moments forts avec un happening pour symboliser l'ignominie du gavage. Nous comptons sur vous ! Faites passer le message. Merci !

 

Dix associations côte à côte pour dénoncer la production de foie gras !

 

L214 (campagne Stop Gavage), Fondation Brigitte Bardot, SPA, Fondation Assistance aux Animaux, One Voice, PeTA, Notre Dame de Toute Pitié, Droits des Animaux, SNDA, CLEDA.

Merci à ces associations d'avoir répondu à l'appel pourtant tardif de L214 !

Lire le communiqué commun à la presse : www.stopgavage.com/anti-foie-gras-eglise-saint-eustache.php
Plus d'informations sur la mobilisation du 11 novembre : www.stopgavage.com/foie-gras-saint-martin.php
Plus d'informations sur le marketing de la filière foie gras : www.stopgavage.com/saint-martin-partage-pas-gavage.php

 

Une jolie vidéo qu'on trouve en ligne sur le site de Stop Gavage,

parmi d'autres plus réalistes et terribles :

Et, pour avoir le plaisir d'observer un oiseau libre autant qu'intrépide
- moi, ça me fait du biennnnn :
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commentaires

Sandrine 11/11/2010 09:53


Creac'h : du coup j'ai relu mon com' en tant que fee_line ; ça ne nous rajeunit pas ! Un autre lien qui dénonce l'aberration du foie gras "bio" : http://www.stopgavage.com/bio/index.php

Yves : tu sais que j'adoooore ta prose ! Et ce que tu ne savais pas encore : le billet qui sera en ligne demain te sera tout consacré :o)

Tout le monde : à tout', pour les bains de gadouillasse ! A la Saint Martin, on refuse d'être des crétins ! On va leur voler dans les plumes, à ces enfoirés du CIFOG !


Pascale 10/11/2010 19:27


A fleur de plume...d'oie,
de tout coeur, avec foi, j'y serai!
A demain, bisous :-)


Nathy 10/11/2010 19:03


Je vais faire mon possible pour être avec vous. A défaut de couper les clôtures des "pré-gavés", je voudrais faire quelque chose pour ces malheureuses créatures.


Julien 10/11/2010 10:02


ça va foutre un froid de canard mais j'y serais aussi..


yves 10/11/2010 06:17


Foie gras, Saint Martin, droit absolu sur la vie des autres...


Comme tout le monde, tu as, vous avez sans doute entendu le déferlement de publicités pour le foie gras en ce moment.

Estiva Reus, de l'association L214 (http://www.l214.com/) a proposé une tribune à ce sujet à Rue89. Elle a été publiée il y a quatre jours (texte raccourci et un peu remanié par la rédaction, mais
le fond y est), intitulée "Foie gras : à la Saint Martin, on nous prend pour des crétins".

Vous pouvez la lire à cette adresse :

http://tinyurl.com/25ol4tw

Dessous, on peut lire beaucoup de commentaires de la famille "le foie gras c'est trop bon", mais aussi de belles réactions de certains lecteurs.

Voici un commentaire, ci-dessous, que je suis content d'avoir exposé à la critique aïgue des commentateurs de Rue89 ; dans la foulée, je vous le livre aussi :

Je trouve très intéressants les commentaires laissés par les lecteurs de cet article : très instructives les indignations parce qu'il serait partial, parce qu'il ne donnerait à voir qu'une partie
du tableau, ou parce qu'il tenterait d'abuser le lecteur...

Cet article est certes engagé, mais il ne dit rien qui n'ait été vérifié cent fois, qui ne soit tiré des dires de la filière elle-même, qui n'ait été confirmé par des visites en élevages ou par les
éleveurs eux-mêmes.
Je vous conseille d'écouter par exemple ce que nous dit Philippe Lapaque, qui fut gaveur en son temps et sait hélas de quoi il parle : http://www.stopgavage.com/foie-gras-euralis-montfort.php ou
sur son propre site : http://canardupe.blogspot.com/

Cet article est certes engagé ; mais depuis quand refuse-t-on de lire des articles engagés, sur tel ou tel sujet ? Un article sur la guerre en Tchétchénie ou sur le génocide rwandais devraient-ils
rester "impartiaux" ? Que signifierait alors le terme "impartial" ? Depuis quand un article doit-il s'abstenir de refléter un point de vue ? Et comment serait-ce possible ?
La neutralité n'existe pas, elle est un leurre journalistique et son apparence constitue simplement un type de manipulation. Je crois que c'est Élie Wiesel qui écrivait peu ou prou : "la neutralité
n'est pas symétrique : elle sert l'oppresseur, dessert les victimes...".

Non, ce qui gène ici, c'est non pas la "partialité" de l'auteure, mais bien son point de vue engagé contre le foie gras, pour une prise en compte des intérêts des animaux.

Les critiques virulentes de cet article le montrent à l'évidence, ne serait-ce que par l'affirmation sans cesse renouvelée de leurs auteurs, que "ce Noël, je mangerais encore du foie gras sans
culpabilité ni scrupules" : elles constituent un refus de remettre en cause notre prééminence morale ou ontologique à l'égard du reste du vivant.

Le cas du foie gras est emblématique, du fait que d'un côté des êtres sensibles vivent des conditions terrifiantes pendant 12 jours avant d'être transportés sans ménagements jusqu'à un site
industriel de mise à mort. Et de l'autre côté, cette souffrance constante et cette terreur de fin de vie ne servent qu'à assouvir des plaisirs dérisoires. Certes, le plaisir de manger est très
important et reste parfois l'un de nos principaux plaisirs dans la vie, mais il y a une valeur symbolique fondamentale à être prêt à sacrifier la vie et le bonheur des non-humains pour simplement
goûter cinq minutes le plaisir d'un pâté fondant dans le palais. Lorsqu'on met en balance notre plaisir de gourmet avec les souffrances extrêmes nécessitées, on voit bien qu'il s'agit de notre part
d'une décision de tyranneau capricieux, exigeant haut et fort que son "droit" au caprice passe avant tout droit fondamental de l'autre. C'est d'une férocité inouïe. Car il s'agit rien de moins
qu'un caprice de notre part : nous n'avons bien évidemment nul besoin de manger du foie gras ; notre nourriture quotidienne est farcie d'aliments délicieux, des repas très simples sont de
véritables régals... Notre principale raison de manger du foie gras, telle qu'elle apparaît en tout cas ici dans les commentaires, c'est bien l'affirmation d'un droit de Seigneur, de maître absolu
de la vie des autres. L'affirmation que nous "le valons bien", que le moindre de nos plaisirs d'humain vaut bien la pire des souffrances endurées par d'autres, s'ils sont non-humains.

En ce sens, la consommation de foie gras marque bien une volonté pratique de démarcation des autres : nous, en tant qu'humains, avons une valeur telle que nous pouvons sans scrupules exploiter les
autres à mort, y compris pour des raisons complètement délirantes. Il me semble que notre valeur en tant qu'humains prend ainsi tout son relief à être mise en contraste avec cette absolue
non-valeur dévolue aux autres.
N'est-il pas temps de nous poser autrement qu'en nous opposant ? De nous donner de la valeur autrement qu'en la déniant ainsi aux autres ? Ce processus platement identitaire de valorisation
différentielle, qui prend ici une forme incroyablement brutale et sanguinaire parce qu'il s'exerce à l'encontre d'êtres qui ne peuvent absolument pas se défendre, est une catastrophe sociale et
politique, comme l'histoire le montre assez.

En ce qui concerne les animaux qui en font aujourd'hui les frais, les résultats sont là : ce sont chaque année dans notre seul pays quelques trente millions de canards gavés qui souffrent le
martyre pour rien ; mais ils ne constituent eux-mêmes hélas que l'écume de l'océan, puisque nous tuons pour des raisons similaires quelques un milliard deux cents millions de vertébrés terrestres,
et des centaines de milliards de poissons - pour nous en nourrir, mais nous pourrions très aisément ne pas les manger, manger d'autres aliments tout aussi bons. Là encore, il s'agit simplement d'un
caprice de notre part.
Un caprice meurtrier, mais quel caprice mieux que meurtrier est susceptible d'affirmer aussi bien à la face du monde notre absolue supériorité, notre absolue valeur ?

Nous vivons dans un monde qui ne nous est pas facile ; il ne nous est pas aimant, nous avons à nous battre tous les jours pour garder la tête hors de l'eau, du fait de la concurrence économique,
des rapports dégradés entre nous, du fait de l'absence de sens de nos vies, etc.
Heureusement que nous pouvons nous magnifier aisément en tant qu'humains ! Notre humanisme est comme tous les chauvinismes, tous les nationalismes : il nous permet de nous donner illusoirement une
valeur que notre vie sociale nous refuse. Il est comme un os qu'on nous jette pour nous faire accepter nos vies exploitées et appauvries, un os à ronger dont nous nous emparons comme nous le
ferions d'une bouée de sauvetage.
Mais surtout, comme tous les chauvinismes, comme tous les nationalismes, cet humanisme débouche aisément sur les pires boucheries. Il n'acquière même toute son effectivité qu'à devenir résolument
sanglant.
Il génère de fait des atrocités qui nous cernent en permanence et qui nous structurent au quotidien.
Des atrocités sans nom parce que nous nous refusons à les nommer - mais nous les connaissons pourtant : sans elles, que resterait-il de nous ?

yves

=> Mouvement mondial pour l'Abolition de la Viande :
http://abolitionblog.blogspot.com/
http://fr.m-eat.org/wiki/FAQ_sur_la_campagne


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